🙂 De l’importance de reconnaitre ses Ă©motions 🙂

De l'importance de reconnaitre ses Ă©motions

Westworld CĂ©line Vincent accompagnement Ă©motionnel intuitif

Connaissez-vous la série Westworld ?
(Synopsis Wikipédia : Westworld est un parc d'attractions futuriste recréant l'univers de l'ouest américain du XIXe siÚcle. Il est peuplé d'androïdes réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs peuvent y faire ce qu'ils veulent sans aucune conséquence.)

Cette sĂ©rie me fait penser Ă  Matrix avec toutes les questions mĂ©taphysiques que cela engendre pour ma tĂȘte pensante !!! Je ne vous ferai donc pas un dĂ©brief sĂ©rie (quoique ce serait passionnant !) mais je choisis de vous parler d'un point qui a tout de suite attirĂ© mes rĂ©flexions.

La sĂ©rie nous entraĂźne dans un parc crĂ©Ă© pour que les Humains viennent y faire ce qu'ils veulent, sans barriĂšre (morale, Ă©thique, raison, sociale, biensĂ©ance...) et sans consĂ©quence. Ce qui me laisse pantoise, c'est que les deux envies qui demandent Ă  ĂȘtre assouvies sont les viols et les tueries. Je me suis tout de suite dit «quoi c'est ça que les gens veulent faire dans un espace oĂč ils peuvent ĂȘtre qui ils veulent ??!!! Se comporter d'une violence inouĂŻe envers leurs semblables ??? C'est ça qu'on veut nous montrer encore une fois dans une fiction ?». Je suis donc allĂ©e m’asseoir sur ma chaise de l'intĂ©rioritĂ© (pour reprendre l'expression de Thomas d'Ansembourg) pour savoir ce que cela touchait chez moi.

En me reliant Ă  ces aspects de violence, j'ai senti en moi que mon corps rĂ©agissait. J'ai senti ces Ă©nergies bouger, comme un rappel de leur existence. Fut un temps, je me serais tout de suite dit « oh mais non je ne suis pas comme cela, je n’aime pas la violence, je n'ai pas ces pulsions destructrices. » Aujourd'hui, je reconnais que ces Ă©nergies sont prĂ©sentes en moi, je me sais capable d'accĂšs de colĂšre, envers les autres et moi-mĂȘme. Je vois toute la violence que je peux avoir envers moi dans les moindres recoins de mon ĂȘtre. Je me parle en obligation, je me parle en jugement, en interdiction, je me critique... Heureusement que la Conscience me fait le cadeau d'allumer des lumiĂšres en moi et je ne laisse plus ces rĂ©actions prendre tout le pas sur moi. J'ai voulu me connaĂźtre et cheminer sur la voie du cƓur. GrĂące au processus de la Communication NonViolente, j'ai pu aller Ă©couter tous mes jugements et entendre les besoins que j'avais afin de comprendre mes rĂ©actions virulentes. Je vous parle de cela car il me paraĂźt primordial de reconnaĂźtre ce qui est vivant en soi pour une sociĂ©tĂ© axĂ©e sur des relations humaines harmonieuses.

Dans Westworld, les pulsions primitives sont mises en avant. Ce sont pourtant au départ juste des énergies qui veulent se vivre dans la matiÚre et, à force de les réprimer, elles se transforment en pulsions destructrices. Cela donne quelque chose comme utilisation de la force physique par l'homme, utilisation de la force psychologique chez la femme, dans les deux cas, c'est une volonté de prise de pouvoir sur l'autre. Au lieu d'utiliser force et intelligence pour le respect de tous, elles sont utilisées pour dominer. A force de réprimer des envies sexuelles, elles finissent par s'exprimer de toute façon... de maniÚre tragique. A force de garder en soi des énergies de colÚre, d'interdiction, de refoulement, elles prennent de la puissance et, si elles en ont l'occasion, se manifestent sous leur forme la plus brutale.

Ce que j'ai envie de vous partager ici, c'est que l’authenticitĂ© et l'honnĂȘtetĂ© sont ce dont nous avons besoin pour nous voir dans tout ce qui nous compose. Tant que nous ne reconnaissons pas comment nous sommes violents envers nous-mĂȘmes, nous le serons envers les autres et vice-versa. Tant que nous ne nous autoriserons pas Ă  exprimer toutes les Ă©motions prĂ©sentes en nous, elles nous dirigeront. Nous aurons beau y ajouter quelque sophistication de raison, nous abritant derriĂšre une vision biensĂ©ante de soi, tant que nous n'acceptons pas de vivre ce qui anime l’Être Humain, nous vivrons Ă  un stade de « petit enfant », balayĂ©s et gouvernĂ©s par nos tempĂȘtes Ă©motionnelles.

Ce que je dis aux personnes qui viennent me voir en accompagnement, c'est qu'elles ont parfaitement le droit d'aller exprimer leurs frustrations, leurs incompréhensions, leurs doutes, leurs colÚres. Et quand je dis exprimer, je parle bien d'une façon qui implique le corps pour que vivent ces manifestations émotionnelles. Car c'est ce que nous ne nous autorisons pas. Pour deux principales raisons, que ce soit par conditionnements moraux ou par peur de jeter l'opprobre sur l'autre et d'en subir les conséquences (aspect karmique). Or nous oublions un point crucial dans cette façon de voir les choses.

OĂč est l'amour de soi en pensant de la sorte ? Avons-nous pensĂ© Ă  agir par amour pour nous ? Pouvoir exprimer pleinement tout ce maelström de sentiments intĂ©rieurs est une question d'intention. Vais-je sortir toute ma hargne contre l'autre ou vais-je la sortir pour prendre soin de moi ? Que nous pensions que ce soit les autres la cause de ce que nous ressentons/vivons ou que nous ayons la pleine conscience de notre responsabilitĂ© dans ce que nous ressentons/vivons, il nous appartient d’exprimer ce qui frĂ©mit dans nos tripes, dans notre cƓur, dans notre tĂȘte. Soyons honnĂȘtes avec nous-mĂȘmes et reconnaissons toutes les Ă©motions qui font partie de l’Être Humain. A partir de lĂ , la voie du cƓur s'offre Ă  nous. En arrĂȘtant d'Ă©touffer ce qui s'Ă©lĂšve en nous, d'une façon aimante et consciente, nous faisons un pas de gĂ©ant vers nous-mĂȘmes en nous disant que nous nous aimons tels que nous nous voyons. Ce faisant, nous posons sur autrui un regard plus en paix car, ce que nous avons reconnu et acceptĂ© en soi, nous pouvons en faire autant pour l'autre.

Pour conclure, je dirais qu'aller au contact, au cƓur de nos Ă©motions est une question d'Ă©cologie citoyenne, afin que nous instaurions un climat relationnel bien plus sain qu'Ă  l'heure actuelle sur notre belle planĂšte. Plus nous arriverons Ă  aimer ce que nous sommes, qui nous sommes, ce qui fait partie de nous, ce que nous jugeons mauvais de nous, plus la paix sera dans nos cƓurs.. et donc visible chez les autres... et donc nous aurons plus de chances de vivre dans un monde dans lequel nous souhaitons vivre. Un monde qui reflĂšte nos aspirations les plus joyeuses.

J'espĂšre que ces lignes vous apporteront l'Ă©lan de poser un regard tendre et amoureux sur vous-mĂȘmes. Oser crier au monde ce qui vous ronge de l'intĂ©rieur, dans une intention de prendre soin de vous, et votre cƓur s'allĂ©gera. Soyez remerciĂ©s d'ĂȘtre en vie mes amis !

Chaleureusement,
CĂ©line VINCENT
www.douceurdelame.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.