Pour ou contre : votre famille, vos amis, les gens…

céline vincent médium guérisseuse relation d'aide

Pour ou contre : votre famille, vos amis, les gens…

Bonjour mes ami.e.s,

J’écris ce texte aujourd’hui car je ressens le besoin de m’adresser à vous pour nous resensibiliser aux liens qui nous rapprochent ou nous ont rapprochés.

Depuis mars en France, nous vivons - chacun à notre mesure - un basculement dans notre façon de vivre, de nos pensées, de notre vision, de nos croyances. Tout cela est chamboulé. J’ai moi-même vécu un effondrement de tout mon système interne, que je reconstruis petit à petit, avec ce qui fait sens pour moi à présent. Cela m’a fait prendre position comme je n’avais jamais osé de toute ma vie. J’ai affiché mes convictions, mes croyances, mes ressentis à la vue de tous sur FB et autour de moi. Oui j’ai publié des posts remplis de colère, de tristesse, d’incompréhension. Oui j’ai publié des posts d’injonction à se mobiliser sans laisser le choix. Oui j’ai voulu rallier à ma cause tout le monde (cette cause dont je parlerai plus tard qui n’est pas le sujet ici).

Et en regardant par-ci par-là, d’autres publications FB et les réactions de multiples personnes, j’ai ressenti un déchirement sans nom tant je constate la hargne des uns envers les autres parce que notre vision de la vie n’est pas la même et que, mus par une peur propre à chacun, nous nous querellons (au plus bas mot). Nous pouvons aller allégrement jusqu’aux insultes et couper les relations, en passant par des propos sarcastiques sur les avis de chacun.

Les sujets de cette immense discorde ? Ils sont pléthores : virus, masques, santé, politique, vaccins, 5G, racisme, irrespect, égoïsme… Et bien sûr, ces sujets sont si souvent abordés de façon habituelle, à savoir un « pour ou contre ». Cela revient à « j’ai raison et tu as tort », à « ma façon de voir la vie est plus respectueuse que la tienne » et, enfin, cela conduit inexorablement à de la séparation dans un état d’esprit violent. Cela conduit à nous diviser avec de la haine dans nos cœurs.

Voici donc mon message mon ami.e : même si mes convictions vont à l’encontre des tiennes, peux-tu te rappeler que nos cœurs se sont liés en amitié ? Peux-tu te souvenir que nous avons une affection particulière l’un pour l’autre et que si, sur certains aspects de nos vies, nous ne nous rejoignons plus, pouvons-nous nous dire en adultes : « Ok je vois que là pour moi c’est trop dur, je ne suis absolument pas d’accord avec toi. Je préfère donc faire une pause, même mettre de la distance entre nous jusqu’à ce que je sois apaisé. Je mets de la distance physique entre nous mais je te garde une place douce en mon cœur. » ?

Oui nous sommes éloignés par nos convictions mais pouvons-nous incarner la nouvelle humanité au sein de laquelle nous restons reliés par le cœur ? Je fais la supposition ici que nous aimerions tous être acceptés pour qui nous sommes avec tout ce qui nous compose. Alors ? Que sommes-nous en train de faire ? Exactement ce que nous détestons que l’on nous fasse ! Rêvons-nous tous d’un monde en paix ? Commençons par le plus simple, en se l’offrant à chacun de nous au lieu de nous offrir le sarcasme, l’injonction, le jugement, la haine. Et comme le dit si parfaitement (comme tant de fois) Isabelle Padovani « Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »

Mon intention en écrivant ce texte la voici. Vous allez probablement être hyper stimulés par l’avis d’un ami ou d’une connaissance, avis que vous estimez allant à l’encontre de vos convictions, venant toucher des peurs pour votre santé et votre liberté. Au lieu de vous écrier tout de go « mais quel con, il ne voit rien, il ne comprend rien ? », souvenez-vous qu’il y a un être humain que vous connaissez derrière. Parce que si vous l’oubliez, vous serez encore plus tranchant avec quelqu’un que vous ne connaissez pas.

Ne vous déshumanisez pas, ne vous laissez pas berner par ce qui a mal et peur en vous et vous fait éjecter l’ensemble (opinion, conviction, certitudes avec les valeurs d’un individu). Soyez honnêtes envers vous-mêmes. Voyez ce qui vous fait mal chez vous mais n’en blâmez pas l’autre, cet autre qui tente, tout comme vous, de rester la tête hors de l’eau dans ce cataclysme mondial. N’en venons pas aux mains, rejoignons-nous sur nos besoins humains communs.

Vous aurez compris que dans ce texte je parle de mettre de la conscience, de faire attention sur les mécanismes qui nous entrainent à nous repousser, à nous diviser, à nous rejeter.

Le voulons-nous ce monde d’après ? Alors commençons là où c’est accessible pour nous. Cultivons, offrons de la paix, de la tendresse, à ceux que nous disons aimer ou apprécier… en s’incluant dans le processus. Et quand je dis paix et tendresse, je ne veux pas dire être tout mielleux. Je veux dire que laisser l’autre tranquille avec son système de croyances (même si ça vous révolte, même si ça vous déprime, même si ça vous vrille les tripes, même si vous faites une pause-amitié) est déjà un acte pacifiant.

Soyez certains que je m’inclus dans ces paroles car je suis tellement stimulée dans ma peur de perdre totalement ma souveraineté que j’ai envie que d’autres pensent comme moi.

Je termine avec cette question : quelle expérience relationnelle avez-vous envie de faire avec vos proches, vos amis et tout autre être humain ?

Je nous souhaite d’arrêter de nous déchirer, de nous opposer, de nous voir comme des parasites. Je nous souhaite de trouver le langage du cœur et de sentir pleinement que nous sommes tous et toutes frères et sœurs en humanité.

De tout mon cœur au vôtre.
Céline
www.douceurdelame.fr

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